mercredi 7 décembre 2016

Moonlight, sous l'éclairage de la nuit




Depuis que j’ai vu le dernier film de Barry Jenkins,  Moonlight je suis hantée, par sa beauté, par la cruauté de la condition des Noirs américains, et par les circonstances dans lesquelles les enfants du sud des États-Unis vivent. Ils subissent une condition sociale misérable, faite de familles disloquées et dysfonctionnelles. La mère (Noami Harris) se prostitue et se drogue, le père est absent.
On assiste aux trois étapes de la vie de l'enfant. Il n’aura que des surnoms : Little, Black, … alors qu'il se nomme Chiron. Filmé admirablement et joué par les acteurs remarquables : Alex R. Hibbert (Chiron enfant), Ashton Sanders (Chiron adolescent), Trevante Rhodes (Chiron adulte), Mahershala Ali (le rôle de son père spirituel), Andre Holland (Kevin, l’ami intime)
De l’enfance à l’adolescence, l’identité de Chiron peinera à se former, coincée par les intolérables harcèlements à l'école, les insultes, moqueries, humiliations ou utilisation des surnoms. Comment transformer un être sensible en monstre ? Comment parvenir à accepter son homosexualité ?
La narration de Moonlight n’est ni linéaire ni ennuyeuse comme dans la grande majorité des films américains. C’est un film d’auteur qui marque le cinéma par sa forme poétique. 
Des longs plans séquences, des balayages en cercle, des gros plans, ou une caméra à l’épaule, tous les éléments participent au rythme du film. Et comment ne pas parler de la bande son : les silences à travers les regards, les chansons choisies pour faire des clins d’oeil à Almodovar et à tant d’autres cinéastes. Les cinéphiles vont se régaler. Je ne connaissais pas le réalisateur Barry Jenkins mais j’ai, à présent, le goût de découvrir son film précédent Medecine for Melancholy (2008).
Le coup de coeur de fin d'année 2016.


Moonlight, de Berry Jenkins, 2016


vendredi 11 novembre 2016

Like a bird

   


Like a bird on the wire
Like a drunk in a midnight choir
I have tried in my way to be free
Like a worm on a hook
Like a knight from some old-fashioned book
I have saved all my ribbons for thee
If I, if I have been unkind
I hope that you can just let it go by
If I, if I have been untrue
I hope you know it was never to you
For like a baby, stillborn
Like a beast with his horn
I have torn everyone who reached out for me
But I swear by this song
And by all that I have done wrong
I will make it all up to thee
I saw…
Leonard Cohen






mardi 25 octobre 2016

Ciel floridien

 Hier nous avons visité South Miami. J’ai vu les clochards allongés comme à San Francisco ou Paris. Et cet autre dans le bus. Mais pourquoi les autres passagers ont un mouchoir sur leur nez ? Est-ce à cause de son pantalon sali ? Mais ni mon compagnon ni moi-même ne sentons ce qui semble les importuner. Mais c’est étrange… nous, seuls ne sentons rien. Mais pourquoi se mettent-ils un mouchoir sur le nez ? Est-ce une odeur toxique ? Mais non… ou bien sommes-nous, lui et moi immunisés. Ou bien encore, sommes-nous de ceux qui n’ont pas de barrières. Oui il était question de barrières que nous n’avions pas érigées. 
  


Dernier jour en Floride.La mer s’est calmée. Des bans de poissons s’élèvent dans le ciel. 

C’est la chance de les saisir au vol de l’encre faute d’avis mon appareil photo pour les capter.


dimanche 18 septembre 2016

Fin d'été



Alors que le soleil ne veut plus se lever avant 7h, 
sur le toit, les bacs à fleurs continuent de chanter l'été à notre grand bonheur. 







dimanche 28 août 2016